L’accord entre le secteur bancaire et le gouvernement fédéral n’arrange pas tout à fait l’association Financité
La marche vers la digitalisation des services bancaires accélère à une vitesse surprenante. Actuellement, cette numérisation prend le dessus sur les opérations classiques. De plus, depuis ces dernières années, le secteur bancaire et le gouvernement semblent privilégier les transactions digitales. De ce fait, l’accord entre les deux entités présente certains inconvénients et comptabilise des victimes considérables. Financité dénonce ces désavantages.
Face à l’entente entre le secteur bancaire et le gouvernement fédéral local, l’association Financité n’a pas hésité à exprimer son mécontentement, mardi 20 juillet dernier. En effet, l’accord présente des atouts pratiques, visibles sur des sites de comparaison banque, surtout avec l’effort pour la digitalisation des services financiers. Cependant, l’association a surtout déploré certains points importants de ce nouvel arrangement.
Pour rappel, ce dernier autorise l’introduction d’un service bancaire universel à plusieurs caractéristiques, comportant des restrictions et un plafonnement d’utilisation. Financité se plaint de la négligence des besoins de quelques catégories de clients et fait appel à la considération de la mise hors-service des agences et distributeurs automatiques de billets.
Caractéristiques non conformes aux besoins de tous les utilisateurs
L’accord entre le secteur bancaire et le gouvernement fédéral local se concrétise par la mise en place de service bancaire universel. Dans le cadre de ce dernier, une formule package sera offert aux utilisateurs. L’association Financité dénonce trois points importants dans cette collaboration.
En premier lieu, elle comprend un plafonnement d’un montant de 60 euros pour un compte courant. Seulement, des offres plus ou moins similaires octroyées par plusieurs banques existent déjà sur le marché des produits, comme ceux d’Europabank, d’Axa, de CBC ou encore d’Argenta.
Deuxièmement, le pack limite aussi en total 24 opérations de retrait sans frais par an, auprès de distributeurs automatiques. Une imposition inadéquate en vue de la fermeture progressive des agences et des machines de distribution de billets.
Finalement, le service ne propose pas l’envoi des relevés par la poste, mais uniquement en impression gratuite sur les DAB ou en agence. Ce qui fait que des frais supplémentaires peuvent être dépensés.
Proposition de plusieurs choix à chaque client
Toujours en rapport avec l’accord, Financité regrette une obligation indirecte des clients de banque à effectuer des transactions digitales. Pour autant, les personnes dans le troisième âge seront les principales victimes de cette contrainte. Selon les propos d’ASBL :
En effet, beaucoup de personnes âgées, mais aussi celles et ceux qui ne sont pas numérisées, rencontrent des difficultés pour effecteur leurs opérations bancaires en toute autonomie et ce, en raison de la diminution du nombre d’agences, des distributeurs de billets et de la numérisation des services bancaires qui entraînent la suppression des imprimantes d’extraits de comptes dans les agences, des coûts supplémentaires pour l’envoi des extraits bancaires et les opérations manuelles, etc.
Par conséquent, l’association réplique au gouvernement et au service bancaire, en proposant de modifier la charte pour laisser le choix libre aux utilisateurs. Ainsi, les clients partisans du numérique peuvent effectuer des opérations de nature digitale et ceux qui préfèrent les transactions classiques ont la possibilité d’aller en agence sans pour autant payer des frais supplémentaires sur les relevés d’extrait de compte.