L’automatisation de certaines activités bancaires s’intensifie

robotique et automatisation bancaire

La révolution numérique touche davantage les pratiques bancaires. Bien qu’elles soient encore loin de l’intelligence artificielle, les banques décident d’automatiser les tâches simples liées à l’informatique. Ce changement concerne non seulement les usines de traitement, mais également toutes les activités qui sont liées aux clients. Différentes études ont été réalisées afin d’aboutir à cette étape marquant les établissements bancaires.

D’une part, la possibilité d’utiliser l’intelligence artificielle dans les banques suscite encore aujourd’hui les craintes relatives à la perte d’emploi qu’elle peut engendrer ultérieurement. D’autre part, l’automatisation des procédures informatiques commence à prendre place.

Ainsi, ces dernières années, les banques ont fait d’innombrables études pour que les processus les plus faciles soient finalisés par la robotique. Leurs objectifs consistent à réaliser plus d’économies et de gagner en efficacité. D’après Xavier Müller, directeur des services financiers chez Deloitte, la France accuse un retard par rapport aux autres pays, alors que les projets d’automatisation ont commencé à s’accélérer depuis un an.

Le fonctionnement de l’informatisation des procédures

Les institutions bancaires se contentent à présent d’utiliser des outils similaires aux formalités très normées. Concrètement, un mot de passe ainsi qu’un code d’accès sont alloués à des assistants robotiques qui vont effectuer des recherches de données à partir d’un applicatif. Celles-ci vont ensuite être reproduites dans un autre applicatif pour effectuer les nombreuses actions de reporting dans les banques les plus importantes.

À titre d’exemple, il y a le cas de Natixis, qui a mis en place récemment un assistant virtuel pour la réalisation de certaines procédures liées aux marchés et aux finances de leurs back-offices. Société Générale, quant à elle, a d’abord essayé en Inde pour le traitement administratif délocalisé de ses opérations. Actuellement, elle dispose également en France d’un système automatique destiné à la réconciliation des opérations comptables.

Cependant, il n’y a pas que les acteurs locaux qui sont concernés par cette automatisation. Elle touche également les étrangers. Ilona Dzierzanowska, directrice des opérations d’ING Bank France déclare que :

Nous avons commencé à automatiser certains processus dans nos back-offices il y a deux ans, aujourd'hui nous avons 16 outils de robotique en place.

Ilona Dzierzanowska.

Ils peuvent effectuer des opérations équivalentes à celles à réaliser par 10 ou 15 personnes.

Le marché de l’emploi face à l’automatisation

En fin juillet, McKinsey annonce qu’il est possible d’automatiser 30% des activités des banques d’investissement. Ainsi, plusieurs établissements préfèrent opter pour une solution intermédiaire. Il s’agit de la rationalisation de leurs outils et les relier à d’autres qui ont la capacité de lire ou de produire des textes en français. Le marché de l’emploi risque effectivement d’en pâtir notamment dans les back-offices ou même dans les autres activités bancaires.

Concrètement, les usines de traitement des transactions ne sont pas les seuls à être concernés. Xavier Müller explique que :

Des back-offices ces technologies ont essaimé dans les services de conformité, de détection des fraudes ou encore dans les calls-center pour permettre aux conseillers de lancer un processus de remboursement assurantiels de façon automatique sur leur ordinateur pendant un entretien téléphonique par exemple. Certaines banques y voient aussi un intérêt en front-office pour récolter des données dans différents systèmes informatiques et préparer un entretien avec un client.

Xavier Müller.

Toutefois, leur usage se limite encore aujourd’hui à des procédures ne nécessitant pas d’opinion humaine. En effet, il s’agit seulement d’un procédé complémentaire pour remédier aux problèmes liés aux systèmes informatiques. Le banquier français de tempérer :

Ce type de solution ne peut être que temporaire. Elles représentent des coûts de licence et il faut qu'elles nous permettent de supprimer trois ou quatre postes de travail pour être rentables. Parfois, il est plus censé de repenser la procédure informatique dans son intégralité.

En effet, pour devenir une meilleure banque, un organisme financier doit revoir les différents avantages et inconvénients de cette révolution. Avant que l’usage de l’intelligence artificielle ne prenne de l’ampleur au niveau des enseignes bancaires, il faut encore passer par plusieurs étapes et penser aux différentes éventualités.

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