Le marché iranien, disputé par les banques étrangères

Drapeau et monnaie iraniens

Par crainte d’être épinglées par le régulateur américain, les établissements bancaires français rechignent toujours à venir en Iran alors que les banques étrangères et les banques européennes s’empressent désormais d’y prendre position. De l’Asie à l’Europe en passant par l’Océanie, les établissements de crédit n’hésitent plus à ouvrir leurs bureaux en Iran.

Traumatisées par l’amende historique de 10 milliards de dollars infligée à BNP Paribas par Washington en raison de la violation de l’embargo américain, les institutions financières françaises évitent de s’engager trop rapidement en Iran. En plus d’occasionner un retard par rapport aux autres banques du monde, cette réserve risque d’altérer la relation que les banques françaises entretiennent avec les grands industriels français.

Pour financer sa joint-venture avec le groupe automobile Iran Khodro, PSA a en effet recouru à la banque italienne régionale Banca Popolare di Sondrio. Airbus a, quant à lui, signé un accord avec la compagnie de leasing de l’Émirats arabes unis (Dubai Aerospace Entreprise) pour subventionner la commande 77 avions par Iran Air.

Les banques du monde se bousculent en Iran

Sur les seuls derniers mois de l’année dernière, le gouverneur de la banque centrale d’Iran a conclu des coopérations de financements bilatéraux avec le Kirghizistan, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, la Russie, Singapour, l’Ukraine ou encore le Vietnam. Dès lors, de nombreuses banques étrangères (japonaises, coréennes, indiennes, etc.) se sont installées dans le pays.

L’ouverture qui a fait le plus parler d’elle semble être celle de la succursale de Bank of China, banque commerciale de la Chine (dont les établissements bancaires sont les plus grands en termes de bilan), à Téhéran. Suite à l’inauguration de l’enseigne, le gouverneur de la banque centrale d’Iran s’est empressé d’annoncer que les banques publiques de la place ouvriraient des comptes chez le poids lourd chinois, même pour des transactions en euros.

Une forte mobilisation des établissements bancaires européens

Les pays européens autres que la France, qui disposent de plus d’établissements bancaires de taille moyenne, non exposées aux autorités américaines que l’Hexagone, se sont par ailleurs hâtés de prendre position en Iran.

En Allemagne, l’institution publique KfW, l’établissement mutualiste AKA Bank et l’Europäisch-Iranische Handelsbank financent des transactions commerciales en Iran.

En Autriche, Raiffeisen Bank, Erste Bank et Oberbank ont noué des partenariats avec les acteurs bancaires iraniens. Du côté de la Belgique, c’est la plus grande banque du pays, KBC, qui s’est mobilisée.

Malgré la fragilité de son système bancaire, l’Italie a également rejoint le mouvement. Dès l’été 2015, l’agence de crédit à l’exportation et d’assurance-crédit La SACE et la banque d’affaires Mediobanca ont en effet conclu un accord pour soutenir le financement des relations commerciales entre l’Italie et l’Iran.

Ainsi, les établissements bancaires se bousculent bel et bien en Iran. De ce fait, les Iraniens ont désormais un large choix de prestataires pour subvenir à leurs besoins. Pour dénicher l’enseigne qui convient le mieux à leurs attentes, ils peuvent recourir aux comparateurs de banques qui peuvent s’avérer très utiles pour la détermination des meilleurs établissements.

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