Scandale des crédits immobiliers abusifs : les banques espagnoles rattrapées par leurs vieux démons

Banque Espagnole

Engluées dans le scandale des prêts immobiliers abusifs et déjà épinglées en 2013 par le tribunal suprême, les banques espagnoles n’ont toujours pas fini de payer les pots cassés. Dans un jugement rendu en décembre dernier, la Cour de Justice européenne vient de les condamner à reverser les trop-perçus sur les intérêts d’emprunt depuis 2009 à leurs clients lésés.

Les banques espagnoles condamnées à dédommager leurs clients

En Espagne, on croyait que le scandale des prêts immobiliers abusifs était définitivement enterré. Mais c’était sans compter sur la Cour de Justice de l’UE qui vient de trancher en faveur des consommateurs. En effet, dans une décision rendue le 21 décembre 2016, les juges européens ont condamné les banques espagnoles au remboursement des intérêts indûment perçus à leurs clients lésés depuis 2009.

Dans cette affaire, ces établissements financiers étaient accusés d’avoir introduit des clauses abusives dans les contrats de crédits immobiliers à taux variables, afin de limiter la baisse des taux d’intérêt à 3 %, même si l’indice de référence Euribor se met à passer en dessous de ce seuil. Résultat : les clients ont été floués, et ont dû payer plus d’intérêts qu’ils ne devraient.

Durement touché dans ce scandale, le groupe BBVA a été contraint de provisionner 404 millions d’euros supplémentaires, auxquels s’ajouteront les 153 millions déjà mis de côté pour indemniser les emprunteurs lésés. C’est également le cas de CaixaBank qui a annoncé une nouvelle provision de 110 millions pour compléter les 515 millions initialement prévus, ainsi que de Banco Popular qui a augmenté ses provisions de 229 millions de plus, contre 534 millions au départ.

Banco Popular est la plus affectée par ces sanctions

Malgré ces lourdes provisions, le résultat reste positif pour la BBVA. La banque a dégagé un bénéfice net de 3,47 milliards d'euros, en hausse de +31,5 % en 2016. Son produit net bancaire a augmenté de +3,9 %, à 17,06 milliards, et elle présente une solide solvabilité : son ratio CET1 s’est établi à 10,9 %, alors que son encours de crédits douteux a baissé à 4,9 %.

De même, CaixaBank s’en tire plutôt bien. Son bénéfice a progressé de +28,6 %, pour s’établir à elle continue de présenter des bases solides : son taux de fonds propres (CET1) s’élève à 13,2 % alors que les crédits non performants sont descendus à 6,9 %.

À l’inverse, l’avenir s’annonce moins radieux pour Banco Popular. Celle-ci a essuyé des pertes de 3,48 milliards d'euros, après avoir provisionné 5,7 milliards de provisions afin de couvrir la décote de son actif immobilier. Son produit net bancaire a reculé de -6,9 % à 2,10 milliards d'euros, et les autres indicateurs sont moins encourageants : son capital CET1 a baissé à 12,12 % fin 2016 (contre 13,14 % en 2015) tandis que le taux de crédits en souffrance s’est élevé à 14,61 %, contre 12,86 % l’année précédente.

À noter

En France, la loi sur la mobilité bancaire est définitivement actée. Si vous songez ainsi à changer de banque, nous mettons à votre disposition notre outil de comparaison banque pour vous aider à trouver l’offre la moins chère sur le marché. 100 % indépendant et simple d’utilisation, ce service est entièrement gratuit et ne vous engage en rien.

Choisir la Meilleure Banque

Comparez gratuitement et sans engagement plus de 160 banques en ligne et réseau en moins de 1 minute. Economisez jusqu'à 300€ sur vos frais bancaires

economisez jusqu'a 300€ sur vos frais bancaire
je trouve ma banque

Archives

Liens sponsorisés
back top