Crédit Agricole sort encore le chéquier pour sauver sa filiale BforBank
BforBank s’est une fois de plus retrouvé au bord de la banqueroute et cela ne semble plus surprendre grand monde, tant la banque en ligne a du mal à développer son activité. Si bien qu’à plusieurs reprises, elle a sollicité l’aide de Crédit Agricole. Le groupe bancaire n’en est pas à sa première intervention, mais cette fois, la recapitalisation de BforBank lui a valu d’en devenir actionnaire majoritaire.
Les néobanques mènent la vie dure aux banques traditionnelles et les banques en ligne
La concurrence dans le milieu bancaire s’est fortement intensifiée ces dernières années, en grande partie à cause de l’apparition de nouveaux acteurs comme les fintechs.
Ces dernières sont arrivées sur le marché avec de nouveaux outils numériques performants qui leur permettent de minimiser leurs charges et, en conséquence, de proposer des tarifs agressifs sur lesquels les banques traditionnelles peinent à s’aligner.
Sous la pression des néobanques donc, les établissements bancaires historiques, mais également les banques en ligne ont du mal à fructifier leur activité et BfofBank en est malheureusement la parfaite illustration. Alors qu’elle était en proie à des difficultés depuis un long moment, la dernière recapitalisation à laquelle elle s’est livrée s’est révélée vitale, au vu des sommes qui ont dû être engagées.
Après avoir versé 54 millions d’euros en 2017, puis 30 autres millions en 2019, Crédit Agricole S.A a dû faire preuve d’encore plus de générosité cette fois puisque 106 millions d’euros ont été nécessaires pour maintenir la banque en ligne à flot.
Les ambitions de BforBank étaient pourtant grandes
Même si elle n’ambitionnait pas d’atteindre les 2,5 millions de clients de Boursorama Banque, BforBank s’était tout de même fixé des objectifs élevés. Entre autres, elle espérait convaincre 350 000 clients d’ouvrir un compte bancaire chez elle d’ici l’année prochaine.
Aujourd’hui, elle est très en deçà de ces chiffres. Et en ce qui concerne la quête de rentabilité, cette recapitalisation qui apparait comme une bouffée d’air frais risque de lui compliquer la tâche.
Important En effet, Crédit Agricole S.A devient actionnaire majoritaire de la banque en ligne et celle-ci devra penser à une autre stratégie de développement. Le nouveau « business model » doit pouvoir concurrencer les néobanques, sans pour autant porter préjudice à sa maison-mère.