Les micro-entreprises, ces grands oubliés de la crise
Près d’un an après le début de la crise pandémique, les entrepreneurs se sentent totalement dépourvus et seuls face aux difficultés. Restaurateurs, artisans, commerçants… Ils sont aujourd’hui nombreux à exprimer leur désarroi face à la violence de la crise. Ils dénoncent également la mauvaise gestion des aides et des dispositifs censés les soutenir.
Un succès mitigé pour le fonds de solidarité
Dans un communiqué, les entrepreneurs ne cachent pas leur déception par rapport au déploiement du Prêt garanti par l’État.
Pour rappel, ce dispositif vise à soutenir la trésorerie des entreprises pour leur permettre de faire face à la crise. Malgré un bilan mitigé, il a été jugé performant du point de vue de Bercy étant donné que l’enveloppe dédiée n’a pas été entièrement consommée.
En plus, le rapport du FFB affirme que les banques ont bien joué leurs rôles dans la distribution des PGE, pratiquement toutes les demandes ayant reçu un retour positif.Selon les statistiques, près de 15 milliards ont été mobilisés et des millions de dossiers ont été traités depuis le mois de mars 2020.
Une tout autre réalité
En pratique cependant, le dispositif a-t-il vraiment profité à toutes les entreprises ? C’est ce que les petits entrepreneurs dénoncent.Il semblerait que même avec une garantie de l’Etat, les banques n’ont accordé du crédit qu’à ceux qui ont eu les moyens de rembourser ou du moins à quelques bons clients. Ce qui explique la faiblesse des prévisions de défaut de paiement (6 %).
D’ailleurs, les statistiques révèlent que la majorité des entreprises n’ont pas eu recours à cette réserve de trésorerie. D’où la question, le fonds de solidarité a-t-il profité aux bonnes entreprises ?
ImportantEn effet, des milliers d’entrepreneurs sont près de mettre la clé sous la porte, faute de trésorerie. Ils ont besoin de ce fameux PGE pour se relever. Ils essuient malheureusement les refus puisque leur compte bancaire est ouvert auprès d’une banque en ligne ou parce que les banques ne veulent pas prendre de risque.
C’est donc tout le contraire du contenu des communications officielles autour du fonds de solidarité. Le dispositif est en effet supposé être accessible à toutes les entreprises « quoi qu’il en coûte ».