Le secteur bancaire espagnol envisage de supprimer près de 20 000 emplois
La crise financière en 2008 a fragilisé les établissements bancaires en Espagne. Celles-ci ont été contraintes de se restructurer afin d’éviter la faillite ou d’améliorer leur rentabilité. Avec l’avènement de la pandémie, le nombre de fusions visant à renforcer la solidité des banques a multiplié, entraînant une suppression massive des emplois dans le secteur.
Ainsi, le rachat de CaixaBank par Bankia en vue de créer un géant bancaire en Espagne aboutira à la disparition de 15 % des effectifs de la première, soit jusqu’à 8 000 emplois. De son côté, le groupe BBVA est en pourparlers pour le licenciement de 3 000 personnes, tandis que Sabadell a déjà finalisé un plan de départs volontaires touchant 1 800 salariés.
Santander, pour sa part, prévoit de retrancher 4 000 postes selon un accord conclu avec les syndicats en décembre 2020. D’autre part, la fusion d’Unicaja et de Liberbank pourrait conduire à la suppression de quelque 1 000 postes.
Près de 20 000 emplois vont disparaître entre 2020 et 2021
Au total, entre 2020 et 2021, le nombre d’emplois qui vont disparaître dans le secteur pourrait s’élever à 20 000.
Mais tout ceci est inévitable afin d’améliorer la rentabilité des banques en Espagne, dont le modèle économique n’est plus viable,
Estiment certains experts.
En effet, ces dernières souffrent de la concurrence accrue venant des banques en lignes et de la faiblesse des taux d’intérêt. Elles doivent alors tailler dans leurs effectifs afin de pouvoir dégager des marges.
La crise sanitaire a incité les clients à utiliser davantage les services bancaires digitaux et à ouvrir un compte bancaire en ligne. Les banques traditionnelles n’ont alors d’autres choix que d’accélérer leur transition digitale et de réduire la taille de leurs réseaux d’agences.
Les autorités espagnoles encouragent les fusions des banques
Important Face aux difficultés auxquelles les banques espagnoles se heurtent depuis 2008, l’État encourage les fusions en vue de renforcer leur solidité financière et accroître leur rentabilité.
De leur côté, les salariés comptent sur les incitations et les primes au départ pour ne pas trop souffrir de la suppression de leurs emplois.