De plus en plus populaire aux États-Unis, le bitcoin suscite toujours la méfiance en Europe
Les cryptomonnaies continuent de faire parler d’elles et, si aux États-Unis elles sont en train de s’imposer petit à petit, en Europe, et en particulier dans l’Hexagone, elles sont encore loin d’avoir acquis leurs lettres de noblesse. La méfiance est toujours de mise de la part des principales institutions financières.
La monnaie virtuelle est-elle vraiment inéluctable ?
Plusieurs facteurs favorisent aujourd’hui l’avènement des cryptomonnaies, et ce, malgré la forte réticence de nombreuses institutions européennes.
La pandémie de Covid-19 est, évidemment, un facteur majeur. L’usage de la monnaie fiduciaire (billets et pièces de monnaie) est de plus en plus remis en cause parce qu’il constitue un vecteur de transmission du virus.
ImportantMais au-delà des considérations sanitaires, il y a la volonté des pays développés, en l’occurrence les États-Unis, à se positionner sur une technologie qui a de grandes chances de s’imposer dans un futur proche.
En Europe, les avis restent mitigés
Sur le Vieux Continent, les cryptomonnaies peinent à se faire une place dans le paysage des moyens de paiement. Malgré leur forte popularité au pays de l’Oncle Sam, elles ont toujours mauvaise presse de l’autre côté de l’Atlantique.
Pour certains grands noms de la finance, ces monnaies digitales constituent une menace dans la mesure où elles contribueraient à favoriser les fraudes, les blanchiments d’argent, voire le financement du terrorisme.
De ce fait, les institutions européennes sont encore majoritairement réfractaires à l’intégration de la monnaie numérique dans les transactions.
Pour un particulier, il est aujourd’hui quasi impossible d’acheter ou de détenir des actifs en bitcoin sur son compte bancaire, puisque sa banque le lui interdit, purement et simplement.
Vrai danger ou victime de calomnie ?
Pour l’heure, il est difficile de trancher si les bitcoins représentent effectivement une menace ou bien s’ils jouissent d’une réputation sulfureuse malgré eux.
Pour certains observateurs, la défiance manifestée par les banques vis-à-vis de la monnaie virtuelle est quelque peu exagérée. Elon Musk, le propriétaire de l’entreprise Tesla, fait partie de ceux qui sont favorables aux cryptomonnaies.
Pour preuve, le milliardaire a récemment converti 1,5 milliard de dollars de sa trésorerie en bitcoin. Il a également permis aux particuliers qui achètent ses véhicules d’utiliser la monnaie virtuelle comme moyen de paiement.
Cette confiance témoignée par un homme d’affaires averti tel qu’Elon Musk amène à penser que le bitcoin n’est sans doute pas aussi dangereux qu’il y parait.