Un jeune entrepreneur de 19 ans lance la toute première néobanque d’Afrique
La toute première néobanque d’Afrique vient d’être lancée. Le projet a été mené par un jeune entrepreneur de 19 ans dénommé Thomas Clausi. Pour concrétiser son projet digital, ce dernier a organisé des levées de fonds qui lui ont permis de collecter plus de 20 millions d’euros. La néobanque, baptisée Africa Pay, est aujourd’hui disponible dans 20 pays.
En Afrique, près de 90 % de la population n’a pas accès à un compte bancaire. Pour y remédier, un jeune entrepreneur messin de 19 ans, Thomas Clausi, a mis sur le marché une néobanque dénommée Africa Pay, une grande première en Afrique. Cette fintech va faciliter l'accès à de nombreux jeunes à pouvoir ouvrir un compte bancaire, le mobile money ayant le vent en poupe sur le continent.
À savoir, l’enseigne digitale a été lancée dans 20 pays, à savoir le Kenya, le Togo, la Mauritanie, la République centrafricaine, le Kenya, le Mali, le Niger, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Burkina Faso, l’Algérie, le Sénégal, la Tunisie, le Tchad, le Bénin, le Congo, le Maroc, la Guinée équatoriale, et la Guinée-Bissau.
Les services proposés par Africa Pay
Le lancement d’Africa Pay a pour objectif de révolutionner le système bancaire en Afrique, grâce à ses innovations 100 % mobiles, comme le souligne son fondateur :
En lançant la première néo-banque d’Afrique, notre objectif ? Faire de votre banque un outil performant, simple et innovant pour accompagner la transformation de l’Afrique et de vos habitudes. Créons la banque du futur et le monde de demain !
Pour répondre efficacement aux besoins de ses futurs clients, de nombreux services ont été déployés. Les sociétaires pourront, par exemple, créer plus aisément leur identité bancaire. De plus, l’ouverture de compte est gratuite et se fait sans dépôt minimum. À l’instar de la grande majorité des néobanques du vieux continent, Africa Pay met à disposition de sa clientèle un outil d’analyse leur permettant de suivre leurs dépenses.
Après l’ouverture du compte, les sociétaires seront équipés avec des cartes bancaires. Trois cartes sont d’ailleurs disponibles : une pour les professionnels, une autre pour les particuliers tandis que la dernière est virtuelle. Le fondateur d’Africa Pay souligne aussi que les transferts d’argent n’accuseront d’aucuns frais.
Un jeune homme d’affaires à succès
La première néobanque d’Afrique a aussi créé sa propre cryptomonnaie, mais pour l’heure, elle n’est pas encore disponible. Grâce à cette devise numérique, Thomas Clausi entend mettre sur pied une devise stable et utilisable sur la banque mobile. Une légère commission sera tirée pour l’achat de chaque cryptoactif. Des frais qui serviront à financer la création d’écoles sur tout le continent africain.
Le projet de Thomas Clausi a été largement salué par les professionnels du secteur bancaire africain. À noter qu’Africa Pay n’est pas la première entreprise fondée par le Messin de 19 ans. En effet, dès l’âge de 16 ans, il s’est lancé dans le monde de l’entrepreneuriat, créant des sites de e-commerce avant de fonder plusieurs entreprises de marketing dans l’Hexagone.
Pour lancer Africa Pay, Thomas Clausi a organisé des tours de table, qui lui ont permis de collecter des fonds à hauteur de 25 millions d’euros.