Les banques en Europe pourraient supporter d’autres difficultés économiques

Bâtiment de la Deutsche Bank dans le centre-ville de Berlin

En cas de grave crise, l’industrie bancaire en Europe pourrait voir son capital se détériorer de 265 milliards d’euros. Cependant, le ratio de capitaux propres qui chuterait à 10 %, soit une perte de 5 points, demeurerait tolérable. C’est ce que révèlent les résultats du stress test conduit par la Banque centrale européenne il y a quelque temps.

Au départ, le test de résistance de la Banque centrale européenne était prévu l’an dernier. Toutefois, il a été décalé en 2021 à cause de la crise sanitaire que le monde a vécue. Amorcé en tout début d’année, il porte sur 50 enseignes de 15 pays sur le Vieux Continent. Des acteurs qui accaparent sept sur dix des actifs de l’industrie bancaire européenne.

La BCE souligne que cet examen n’a pas été créé pour juger si un établissement a connu le succès ou non. Par contre, les informations recueillies seront primordiales pour les régulateurs bancaires européens dans les mois qui viennent.

Un scénario extrême

Plus précisément, ces derniers utiliseront les données afin d’estimer les besoins en capitaux des banques sous leur supervision.

Comme durant les stress tests antérieurs, les déficits sur crédit ont provoqué l’essentiel de l’altération du capital. Les plus pesantes ont été notées entre autres en Italie ou en Allemagne, mais surtout en France. Par ailleurs, les hypothèses étudiées engendreraient aussi une réduction importante des profits. Plus important encore, ils génèreraient un amoindrissement plus conséquent des bénéfices obtenus des intérêts que celui évalué dans le passé.

Concrètement, l’industrie bancaire européenne pâtirait d’une détérioration de son capital de 265 milliards d’euros d’ici 2023 dans le scénario analysé. Portant sur une durée de trois ans, celui-ci a, pour information, été jugé très rigoureux.

Ces hypothèses des plus pénibles observent les conséquences d’un contexte prolongé de pandémie accompagné d’une conjoncture de taux plus faibles pour plus longtemps. Une situation qui affecterait grandement les détenteurs de compte bancaire.

En fait, ce scénario se solderait par un effondrement de plus de 3 % du PIB de l’Union européenne sur 3 ans. Le tout avec un écroulement généralisé dans tous les États.

Une baisse acceptable du ratio de capitaux propres

Au terme d’un tel bouleversement, le ratio de capitaux propres durs diminuerait à 10 % pour l’industrie bancaire européenne. Après 3 ans de tension, ce taux satisfait dans l’ensemble les superviseurs.

Celui-ci désigne cependant une moyenne. Sur les 50 établissements testés, 20 descendraient en-dessous des 10 % d’ici 2023. Par ailleurs, quelques-uns afficheraient de considérables pertes. C’est notamment le cas de Santander, de BNP Paribas ou de la Deutsche Bank. Les trois comptabiliseraient un déficit respectif de 5 milliards d’euros, 11 milliards d’euros et plus de 10 milliards d’euros.

Néanmoins, le vice-président de l’Autorité bancaire européenne annonce que les banques du continent :

Ont généralement bien réussi le test.

Ce test cache des conjonctures disparates parmi les établissements. Au sein de ceux possédant de revenus d’intérêts moins élevés et ceux insuffisamment diversifiés à l’étranger, l’altération du capital serait davantage importante. Globalement, les organismes bancaires en Europe semblent toutefois assez robustes. Ils pourraient résister sans trop de difficulté à une crise économique sérieuse, marquée par un écroulement notable de leurs réserves financières.

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