Vers une connexion sécurisée des comptes des clients de JP Morgan aux applications financières

Bâtiment de J.P. Morgan à Londres

JP Morgan veut s’assurer que les données de ses clients sont sécurisées et qu’elles ne peuvent pas être partagées sans leur consentement. Ainsi, le plus grand établissement bancaire américain a pris les mesures nécessaires vis-à-vis des jeunes pousses de la finance. Ces dernières proposent aux consommateurs des services innovants leur facilitant la vie.

Dès cette année, les Fintech qui commercialisent des applications aux clients de la banque historique JP Morgan ne pourront plus consulter leurs données personnelles comme elles l’entendent. Pour des raisons de sécurité, elles devront préalablement signer un accord avec le groupe bancaire.

Certaines d’entre elles ont eu pour habitude de demander directement aux consommateurs leur mot de passe dans le but d’accéder à l’intégralité de leurs informations financières. Appelée web scrapping, cette pratique est supposée permettre aux néobanques et aux agrégateurs de comptes bancaires d’aider les usagers à mieux gérer leurs finances personnelles. La mesure qui vise à l’interdire doit entrer en vigueur au plus tard le 30 juillet prochain.

Des interfaces de programmation conçues pour protéger les consommateurs de toute dérive

Souhaitant répondre aux besoins des clients en matière de gestion financière, certaines start-up se lancent dans des services de gestion de patrimoine. D’autres misent sur les applications de budgétisation. Quelles que soient leurs ambitions, elles devront désormais passer par les interfaces de programmation. Ainsi, les informations collectées par les Fintech seront plus limitées et contrôlées.

Les jeunes pousses devront se plier à cette nouvelle méthode de récolte des données financières sans avoir la possibilité de négocier avec JP Morgan. De l’autre côté de l’Atlantique, le groupe s’impose comme le leader dans son domaine.

Il s’inspire des pratiques de la start-up finlandaise Plaid qui a été rachetée par Visa. De nombreux acteurs sont passés par l’agrégateur de données pour connecter leurs comptes à des applications comme TransferWise, Acorns, Chime, etc.

Un modèle de réussite transférable à l’échelle européenne

À en croire les chiffres fournis par Visa, un quart de la population américaine bancarisée a déjà eu recours à la technologie développée par Plaid. Quant à la jeune pousse en question, elle révèle sur son site qu’à l’échelle internationale, 11 000 institutions financières lui accordent leur confiance. S’avère-t-il donc que le concept d’open banking fonctionne ?

Sur le Vieux Continent, ce système est régi par la DSP2. Parmi les Fintech qui s’y conforment figure par exemple l’agrégateur français de comptes Bankin'. Il vend, à destination des ménages, des applications de coaching dédiées à la gestion financière.

La start-up estime servir actuellement 3,2 millions d'utilisateurs. Il reste à savoir si l’établissement agréé par le gendarme financier pourra développer correctement son activité. En effet, les banques mettent du temps à intégrer des APIs dans leurs plateformes.

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