La relance de l’activité de l’ex-Barclays France s’approche

Enseigne de la banque Barclays

En 2016, Barclays a cédé sa banque de détail française à AnaCap. Aujourd’hui, deux banquiers français expérimentés prennent la direction de l’établissement. En attente du feu vert des régulateurs, l’enseigne prépare déjà la relance de son activité en Hexagone. Prévoyant de commercialiser une offre bancaire digitalisée, la nouvelle banque s’attend à retrouver la rentabilité d’ici 2020. Détails !

Se désengageant de ses activités de banque de détail en Europe, Barclays décide en 2014 de suspendre les services de sa filiale en France. Aujourd’hui, la branche française du groupe britannique, dédiée à la clientèle aisée (expatriés, clients étrangers, particuliers fortunés…), signe un nouveau départ. En 2016, le fonds d’investissement anglais AnaCap Financial Partners met la main sur la banque Barclays en France.

Il a par ailleurs été annoncé que Philippe Vayssettes, actuel président de la banque privée Neuflize OBC, prendra dès septembre prochain la direction générale de l’enseigne. Christophe Gancel, ex-directeur général d’Indosuez, assurera pour sa part la présidence de l’établissement.

Une approche « multicanale » et une offre digitalisée

Les dirigeants de l’ex-Barclays France affichent formellement leur désir de renforcer la concurrence en Hexagone. Une source proche de l’établissement confie :

il s’agit de construire une banque privée automatisée avec une gamme de produits digitalisés en architecture ouverte pour des clients aisés.

S’appuyant sur les 74 agences bancaires de Barclays implantées en Hexagone, les dirigeants de la nouvelle banque prévoient d’adopter une approche « multicanale » pour ce qui est du mode de distribution de l’établissement. Il faut toutefois préciser qu’ils ne pourront utiliser la marque « Barclays France » que durant un an.

Se rentabiliser à l’horizon 2020

Une autre source affirme :

l’ambition est de retrouver la rentabilité d’ici à 2020 et de générer au moins 400 millions d’euros de production de crédits par an d’ici à 2019.

La tâche s’annonce difficile étant donné qu’à la fin de l’année 2016, Barclays France enregistrait une perte de 39 millions d’euros tandis que sa production de crédits n’était évaluée qu’à quelques dizaines de millions d’euros.

Pour atteindre ces objectifs, les responsables de la nouvelle banque devront procéder à une réforme du système informatique de l’établissement. Comptant actuellement 1 000 employés en Hexagone, l’enseigne ne prévoit toutefois aucun plan de départ volontaire avant deux ans.

En attente de l’autorisation des régulateurs

Avant de relancer l’activité de la nouvelle banque, les dirigeants de l’enseigne doivent cependant recevoir le feu vert des autorités bancaires. L’attente paraît assez longue étant donné que l’établissement a fait sa demande il y a déjà plusieurs mois. Certes, la désignation de deux banquiers français exercés pour diriger l’enseigne peut rassurer les régulateurs ; toutefois,

l’opération est assez complexe car elle consiste à transformer la filiale d’un groupe intégré en une banque de plein exercice et le processus doit être validé par la BCE

indique une source proche du dossier.

C’est ainsi que la cession des activités de banque de détail et de gestion d’actifs vers Barclays SA, initialement prévue pour fin juin, a été reportée à fin juillet.

Quand la nouvelle banque décrochera-t-elle le feu vert des régulateurs ? Bénéficiera-t-elle d’un bon score à l’occasion d’une comparaison banques ? Raflera-t-elle la mise avec son offre digitalisée ? La suite est à suivre de près.

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