Les livrets d’épargne défiscalisés ralentissent la Banque Postale

enseigne de la Banque Postale

Le Livret A et le LDD s’avèrent onéreux pour les banques, particulièrement à la Banque Postale. Investie du statut de distributeur historique, la filiale de la Poste pâtit de la rémunération de ces produits d’épargne qu’elle estime bien trop élevée. Concrètement, l’établissement, qui figure parmi les plus grands collecteurs d’épargne réglementée sur le marché, est freiné par le coût exorbitant de la rémunération avantageuse de ces produits. Ce ralentissement se reflète à travers ses revenus semestriels qui se sont inscrits à la baisse. Gros plans !

Dans le contexte actuel marqué par la faiblesse des taux, les Français éprouvent davantage d’intérêt pour les livrets d’épargne défiscalisés. Rémunérés à 0,75% net, le Livret A et le LDDS (Livret de développement durable et solidaire) sont nettement plus attractifs que les livrets ordinaires, ces produits fiscalisés et à taux du marché, qui ce mois-ci, servent en moyenne un faible rendement de 0,14% brut.

Cette situation pèse toutefois sur la rentabilité des banques, particulièrement sur celle de la Banque Postale.

La Banque Postale, lésée par son statut de distributeur historique

Avec la Caisse d’Épargne et le Crédit Mutuel, la Banque Postale effectue en effet une mission particulière en étant parmi les distributeurs du Livret A. L’établissement a collecté près de 270 milliards d’euros placés par les épargnants sur ce livret.

Outre cela, la filiale de la Poste, à la différence des autres banques, est tenue de centraliser l’intégralité de ses encours d’épargne réglementée à la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) pour le financement de missions de service public et d’intérêt général (logement, politique de la ville, etc.).

Cette centralisation était initialement bénéfique pour la Banque Postale qui, pour chaque euro transféré à la CDC, bénéficiait d’une rémunération proportionnelle. En raison de son statut de distributeur historique, l’enseigne recevait même légèrement plus que les autres établissements pour cette prestation. Il faut toutefois souligner que ces temps sont révolus.

Désormais, la filiale de la Poste est en effet rémunérée à hauteur des autres banques. De plus, le niveau de la commission s’est de nouveau amoindri en 2016, passant de 0,40% à 0,30%. Ce sont les raisons pour lesquelles le Livret A s’avère davantage onéreux pour les banques et encore plus pour la Banque Postale.

Des revenus semestriels en baisse

L’impact de la situation sur l’activité de la Banque Postale se reflète à travers les résultats semestriels de l’établissement. Sur les six premiers mois de l’année, les divisions banque de détail et banque privée de la filiale de la Poste ont dégagé des revenus en baisse de 6,5% en glissement annuel.

Le tassement des revenus réalisés sur l’épargne centralisée est en grande partie à l’origine de ce recul. Depuis le début de l’année, ces revenus ont chuté de 14,8%, s’établissant à 1,44 milliard d’euros, et ce, malgré le fait que la collecte nette du Livret A ait été très positive.

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