Les raisons de la réticence des banques en ligne vis-à-vis du PEL
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Publié le par Meilleurtaux Banques

Hello bank et Boursorama Banque sont les seules banques en ligne à proposer le PEL (Plan Epargne Logement). cBanque a enquêté sur cette réticence.
ING Direct et Fortuneo figurent parmi les e-banques interrogées par cBanque, quant à leur réticence vis-à-vis du PEL. Elles avancent alors que ce produit n’intéresse pas leurs clients. De son côté, ING Direct estime qu’elle n’est pas obligée d’inclure cette offre, puisqu’elle ne propose même pas de crédit immobilier. À vrai dire, ces e-banques ne sont pas très enthousiastes à l’idée de se confronter au caractère complexe et coûteux du PEL.
Les réponses d’ING Direct
L’une des raisons avancées par ING Direct, pour lesquelles elle fait l’impasse sur le PEL tranche avec la réalité. Effectivement, la banque orange a expliqué sa réticence par le fait qu’elle ne propose même pas de crédit immobilier, ce que réfute BforBank. L’autre raison concerne les taux du PEL (2,70 %) qu’elle juge « non compétitifs », puisque sur le marché, un crédit immobilier est associé à un taux d’une valeur moyenne de 1,52 % sur 15 ans.
Enfin, ING Direct ne va pas par quatre chemins pour annoncer la dernière raison : le PEL ne serait pas comme un produit « essentiel » pour sa clientèle cible. De plus, cet avis est partagé par Fortuneo, sauf que celui-ci propose des offres de crédit immobilier.
PEL : trop complexe et trop couteux pour les banques en ligne
En réalité, les banques en ligne se heurtent en premier lieu au caractère complexe du PEL. Selon, Sylvain Martinez-Gil, consultant banque chez Investance Partners, elle juge cette offre trop contraignante en référence aux versements périodiques ou au plafonnement des dépôts. De plus, le degré de complexité du PEL se trouve décupler par l’avènement du multicanal.
Or, les banques virtuelles font l’ensemble de leur relation client à distance, voire sur mobile. À noter que déroger aux règles du PEL est passible d’une amende du régulateur, ce qui amènerait les banques à investir pour « se mettre en condition », d’où l’aspect coûteux du PEL.