S’ubériser pour lutter contre l’ubérisation

Une personne en pleine transaction bancaire en ligne

L’ubérisation est aujourd’hui une réalité pour tous les secteurs de l’économie. Bien que les acteurs bancaires aient estimé que le secteur bancaire ne serait pas touché par ce phénomène, il s’avère néanmoins qu’il n’y a pas échappé. À l’heure actuelle, les enseignes bancaires traditionnelles sont de fait confrontées à la rude concurrence de nouveaux acteurs qui les oblige à s’ubériser.

Le 4 avril dernier, le groupe BNP Paribas a créé la surprise en annonçant le rachat de la Financière des Paiements Électroniques, la startup à l’origine du compte bancaire Nickel. Rappelons qu’il s’agit d’un compte sans banque qui s’ouvre en cinq minutes auprès d’un bureau de tabac. Une des plus grandes innovations de ces dernières années dans le secteur bancaire, le Compte-Nickel est une solution largement plébiscitée par les consommateurs.

Loin d’être un cas isolé, cette acquisition de BNP Paribas illustre pleinement le fait que le secteur financier se trouve dans une phase de réforme progressive. Aujourd’hui, les établissements bancaires traditionnels sont en effet menacés d’ubérisation et multiplient les investissements pour faire face à la concurrence des nouveaux acteurs du secteur bancaire.

Peut-on parler d’ubérisation du secteur bancaire ?

Il y a quelques années, de nombreux acteurs bancaires ont été sceptiques quant à l’ubérisation de la banque. Ils ont en effet estimé que le secteur bancaire est bien trop complexe et réglementé, mais également que les clients ne confieraient pas leurs finances personnelles à n’importe qui, pour que de nouveaux acteurs viennent le chambouler. À l’image du secteur de la musique, de l’hôtellerie ou de la presse, le monde bancaire a pourtant été frappé de plein fouet par une vague digitale.

Récemment, le secteur bancaire fait en effet l’objet d’une irruption d’un nombre croissant de jeunes pousses qui viennent proposer aux clients de nouveaux usages. Avec leurs offres innovantes, ces dernières attirent une certaine part de la clientèle des banques traditionnelles, notamment celle qui n’est pas satisfaite de leur établissement.

C’est notamment le cas du Compte-Nickel qui a conquis en l’espace de trois ans plus de 500 000 usagers en déployant une offre simple mais pratique.

La concurrence vient de partout

Aujourd’hui, les banques traditionnelles sont confrontées à la concurrence de nouveaux acteurs non bancaires, provenant de différents secteurs, qui lancent des offres agressives.

Il s’agit notamment des FinTech (ces jeunes pousses spécialisées en technologies appliquées à la finance), des grands groupes de distribution (Carrefour avec son compte C-Zam, Orange avec Orange Bank…) ou encore des géants du numérique (Apple, Facebook…) qui finiront par tirer meilleur parti de leurs bases de données massives pour s’attaquer au marché des paiements et des finances personnelles.

Les enseignes bancaires ne sont pas les seules à subir la pression de nouveaux acteurs. Air France perd des parts de marché au profit des compagnies aériennes low cost. JC Decaux est écarté du marché des Vélib, raflé par sa concurrente Smoov, une PME de Montpellier. Accor s’engage dans une rude bataille contre AirBnb et Booking.

Au vu de toutes ces situations, un spécialiste du secteur financier estime que

Pour éviter de se faire ubériser à petits feux, il faut sans doute accepter de s'ubériser soi-même.
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