L’UFC-Que Choisir dénonce l’inconvenance des procédures de changement bancaire

Businessman et femmes salariées

L’association UFC–Que Choisir a mené une étude sur 4 900 usagers bancaires à propos de l’efficience de la loi Macron quant à l’encadrement de la mobilité bancaire. 24% des consommateurs questionnés souhaitent changer de banque dans les 12 mois qui viennent. Dans 40% des cas, ce projet de changement bancaire peut ne pas aboutir à cause d’une procédure à la fois longue et contraignante.

La prise d’effet de la loi Macron date déjà de 7 mois environ. Destinée à faciliter la mobilité bancaire, cette loi semble manquer d’efficacité selon l’association de protection de consommateurs UFC-Que Choisir.

Les usagers qui aspirent à un changement bancaire sont victimes de différentes formes de blocages empêchant l’effectivité de la procédure y afférente. Les erreurs au cours de changement de domiciliation, le refus de mandat de changement bancaire, l’allongement abusif du délai de transfert font partie des difficultés relevées par l’UFC-Que Choisir.

À tout cela s’ajoute les commissions d’intervention onéreuses sur le compte à transférer.

Délai trop long pour la mise en œuvre de la mobilité bancaire

L’association UFC-Que Choisir affirme dans son message envoyé par AFP que :

Tout a été mis en œuvre pour permettre le bon fonctionnement du nouveau dispositif de mobilité bancaire.

UFC-Que Choisir.

En effet, la Fédération bancaire française a confirmé son effort soutenu pour l’efficience du nouveau procédé de mobilité bancaire. Cette fédération rassure également que les procédures de traitement de toutes les demandes relatives au changement de banque se déroulent dans la fluidité totale.

L’UFC-Que Choisir dénonce toutefois la nécessité d’observer un délai de 24 mois pour la mise en place de ce nouveau système, faisant l’objet d’une demande auprès des pouvoirs publics, que ces derniers ont d’ailleurs rejetée.

Domiciliation bancaire et prêt immobilier

Pour un meilleur encadrement des processus de domiciliation bancaire, une ordonnance a été publiée en juin 2017, obligeant tout consommateur à procéder à un changement domiciliation bancaire en cas d’obtention de prêt immobilier. Si c’est la banque principale de l’usager en question qui propose cette offre, il faut souligner que ce changement de domiciliation n’a pas lieu d’être.

En contrepartie de cette obligation, la banque est tenue de proposer à son client certains bénéfices comme l’absence des frais de dossier ou l’octroi d’un taux d’intérêt bas.

L’association UFC-Que Choisir ne croit toutefois pas en la capacité des établissements de crédit à offrir un taux d’intérêt préférentiel aux clients, dans la mesure où celui-ci est actuellement à un niveau très bas. D’ailleurs, les banques n’hésiteront pas à augmenter ce taux si les clients venaient à refuser l’obligation de domiciliation bancaire après l’obtention d’un prêt immobilier.

À noter que cette ordonnance de juin 2017 entrera en vigueur d’ici le 1er janvier 2018.

Prix élevés pour le transfert des produits d’épargne

Des établissements bancaires s’efforcent de nuire à l’attractivité de la mobilité bancaire initiée par la loi Macron.

Puisque cette loi propose la gratuité du transfert automatique des domiciliations de prélèvements et de virements, des banques se sont alors empressées de récupérer des bénéfices supplémentaires sur les prix du transfert de produits d’épargne. Rien d’étonnant si les frais relatifs à des produits d’épargne définis ont connu une augmentation jusqu’à 18% en l’espace de 5 ans.

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