Le gratin du capital-risque séduit par la brésilienne Nubank
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Publié le par Meilleurtaux Banques
Malgré la crise économique et politique qui sévit au Brésil, la banque en ligne Nubank de São Paulo vient de lever 80 millions de dollars auprès des plus grands « capitaux-risqueurs » de la planète.
Un tour de table impressionnant
Ni la récession, ni les affaires de détournements de fonds, ni le scandale Petrobras n’auront, semble-t-il, dissuadé les investisseurs de venir participer, une nouvelle fois, à une levée de fonds pour la startup brésilienne Nubank, d’un montant de 80 millions de dollars.
Il faut dire que c’était le russe Yuri Milner et son fonds DST qui organisaient le tour de table. Investisseur dès le début dans Facebook, Twitter, Alibaba ou Spotify, DST a réuni les mêmes participants que lors de la première levée de fonds de janvier : Founders Fund de Peter Thiel, l’un des cofondateurs de PayPal, Sequoia Capital, l’un des plus anciens fonds californiens de venture capital, Tiger Global, fonds de private equity, actionnaire de fintechs comme Avant ou Credit Karma, mais aussi d’Airbnb, et QED Investors, fonds spécialisé dans les fintechs et l’assurtech.
Au vu de la qualité de ce tour de table, nul besoin de faire un comparatif des banques en ligne pour se douter que Nubank est une jeune pousse prometteuse. Son site en ligne, entièrement en brésilien, affiche la couleur : « Différent de tout ce que vous avez déjà vu ».
Une banque « nouvelle génération »
Fondée en 2013 par David Velez, ancien associé de Sequoia Capital, Nubank serait déjà la plus grosse startup brésilienne avec près de 350 ingénieurs à son service. C’est sur un constat de son fondateur sur l’inefficacité et les tarifs élevés du système bancaire du Brésil qu’est née cette néobanque.
En 2014, Nubank lance une application pour mobile et une carte de crédit entièrement gratuite. Cette offre « 100 % digitale » est axée sur le « selfcare » : le client se débrouille tout seul. Transparence, zéro papier, zéro frais, Nubank n’aime manifestement pas la bureaucratie.
Nubank déclare avoir déjà reçu 7 millions de demandes de carte, dont l’acceptation dépend du profil, et 500 000 sont encore en liste d’attente.