La stratégie des Fintech enclenche la révolution du secteur bancaire
Le secteur bancaire est depuis toujours considéré comme étant un secteur formel. Une banque contrôle les risques qu’une entreprise doit prendre pour réussir et amortit les impacts des aléas du marché financier. Aujourd’hui, le marché bancaire est en pleine mutation avec l’émergence de nouveaux acteurs déployant de nouvelles stratégies qui défient toute concurrence.
Comme tous les secteurs, le marché bancaire s’apprête à évoluer. Une enquête d’UBS démontre que 48% des Français accèdent aux services bancaires via leur mobile, ce qui équivaut à une augmentation de 50% en un an.
Toujours selon les statistiques, l’usage du paiement mobile affiche une hausse de +3%. Ainsi aujourd’hui, les Fintech s’imposent comme étant des entreprises à part entière dans le quotidien des particuliers.
Ces nouvelles enseignes tentent de réussir là où les banques traditionnelles ont échoué : la relation banque-client. En effet, elles se basent sur les avis des usagers afin d’améliorer leurs offres et leurs services.
Les Fintech, au cœur de la révolution du secteur bancaire
Manifestement, les Fintech et les banques traditionnelles adoptent des stratégies en tous points différents. En effet, alors que les établissements classiques ont une vision à long terme (analyse du marché financier, amortissement des risques), les néobanques préfèrent une action immédiate.
Ainsi, l’on peut considérer qu’il existe deux catégories de Fintech sur le marché. D’un côté, les entreprises régulées qui veillent au respect des contraintes réglementaires, et de l’autre, celles qui adoptent une tout autre stratégie basée sur la satisfaction client.
La première catégorie se positionne en tant que concurrent direct des établissements bancaires, tandis que la seconde opte pour une coopération et incite au rachat ou à une prise de participation majoritaire.
Les Fintech fondent leur stratégie sur le mécontentement des clients, surtout vis-à-vis de leur banque. Ces nouvelles pousses cherchent à améliorer le moindre aspect de la relation bancaire, en priorité, en négligeant les problématiques liées à l’organisation, la conformité et la rentabilité.
Les professionnels restent pourtant sceptiques. Ces Fintech espèrent-ils vraiment réussir en quelques mois, là où plusieurs acteurs s’acharnent depuis des années ? On entend par là le fait de vouloir faire évoluer la réglementation du secteur ou encore la constitution d’une équipe d’experts dans un court délai.
Jusqu’ici, les experts du secteur bancaire doutent d’une réelle révolution de la réglementation bancaire.
Les banques traditionnelles restent des acteurs prioritaires sur le marché
Malgré l’émergence des banques à distance et la nouvelle mesure sur la mobilité bancaire, les banques classiques restent les acteurs majoritaires sur le marché. En effet, les nouvelles enseignes ont encore du mal à se hisser au même niveau qu’une « vraie » banque.
En outre, pour le moment, les recettes des fonds d’investissement et des capitaux-risqueurs n’ont pas été d’une grande utilité pour le secteur bancaire. Rappelons pourtant que c’est grâce à elles que certaines enseignes comme Uber, Amazon ou encore Tesla ont réussi.
Aujourd’hui, les acteurs dans l’e-commerce ont recours à l’augmentation de capital pour compenser les pertes, technique qui n’a pas encore été adoptée dans le secteur bancaire. En guise d’entrée en matière, SoftBank a déjà commencé en se constituant un fonds de 100 milliards de dollars, destiné aux technologies bancaires.