Les sanctions occidentales sont lourdes d’impacts sur la santé économique et financière de la Russie
Pour inciter la Russie à mettre un terme à l’invasion ukrainienne, les pays occidentaux ont adopté différentes mesures. L’une d’elles consiste à mettre sur pied des sanctions qui ont vite fait de démontrer des impacts négatifs sur la santé économique et financière du pays qui se dit prêt à y faire face.
Depuis l’évasion russe sur le sol ukrainien, les pays occidentaux représentés par l’Union européenne, le G7 ou encore les États-Unis se sont donné le mot pour mener le combat du côté de l’Ukraine. Non pas en utilisant des armes létales, mais plutôt en faisant appel à des sanctions économiques et financières comme l’a récemment indiqué Bruno Le Maire.
Leur objectif principal étant de provoquer l’effondrement de l’économie russe pour l’inciter à mettre un terme à cette guerre, les premiers indicateurs portent à croire qu’ils ont plutôt réussi leur coup. Le Kremlin s’en est d’ailleurs rendu compte, sauf que pour lui, la Russie a plus d’un tour dans son sac pour résister.
Des sanctions économiques et financières comme armes principales
Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie.
C’est en cette phrase que les Occidentaux, à travers Bruno Le Maire, ont annoncé leur implication dans la guerre opposant la Russie à l’Ukraine. Ainsi, différentes offensives sont lancées avec pour cible principale la sphère financière russe. À commencer par la Banque de Russie qui a vu une bonne partie de ses réserves de change à l’étranger se vaporiser selon Christopher Dembik indiquant que :
Un sixième des réserves de changes sont saisi du jour au lendemain.
Christopher Dembik
Soit, à hauteur de 100 milliards de dollars sur les 640 milliards de dollars actuellement à l’actif de cette institution financière selon cet économiste et directeur de Saxo Bank ajoutant que :
Les Européens ont envoyé un signal très, très clair en choisissant de geler les avoirs de la banque centrale russe.
Loin de se contenter de s’attaquer à cet organisme central, les sanctions sont aussi portées sur la grande majorité des banques russes désormais exclues du système international de messagerie interbancaire SWIFT. Et pas seulement puisqu’en parallèle, le compte bancaire et les actifs de différentes personnalités russes font également fait l’objet de répression selon le ministre de l’Économie précisant que :
Nous poursuivons le recensement complet des avoirs financiers, des biens immobiliers, des yachts, des véhicules de luxe qui appartiendrait aux personnalités russes sous sanctions européennes.
Les impacts se font ressentir
Comme l’a annoncé Bruno Le Maire, ces sanctions ont pour but de provoquer l’effondrement de l’économie russe et de pousser la Russie à renoncer à cette invasion. Pour ce qui est de l’impact économique, le message est passé puisque le porte-parole du Kremlin a reconnu que :
Les sanctions sont lourdes, elles posent problème.
annoncé Bruno Le Maire
Avant d’ajouter que :
La Russie a tout le potentiel nécessaire pour compenser les dommages.
annoncé Bruno Le Maire
Du moins, à court terme selon l’économiste Christopher Dembik pensant aux effets amortissant des réserves de change relativement élevées du pays ainsi qu’au taux d’endettement public des plus faibles à 17,8% du PIB en 2021. Une situation qui intervient, alors que la Banque de Russie a également relevé de 10,5 points son taux directeur pour contrer l’inflation en le faisant passer de 9,5 à 20%.
Mais pour en revenir au vif du sujet, il faut préciser les conséquences se sont manifestées à travers :
- Le Krach du rouble à l’annonce de ces sanctions en affichant une chute de 28% ;
- La dégradation de la dette du pays en catégorie spéculative par l’agence de notation S&P ;
- Le spectre d’une série de faillites bancaires qui se concrétise ;
- Les 116 premiers milliardaires russes qui ont perdu près de 100 milliards de dollars depuis le 16 février.