La Banque de France s’invite à la transparence

transparence bancaire

Avec son « open data room », l’institution met fin à son caractère très secret qui a nourri la critique.

La crise financière et les scandales générés par les paradis fiscaux ont intensifié la demande de transparence bancaire. Face à cette demande croissante, la banque centrale de France donne accès à ses bases de données aux chercheurs.

Rupture avec la culture du secret

Les temps changent ! La banque centrale de France vient d’inaugurer une « open data room », « une bibliothèque ouverte de données ». Cette salle équipée de 3 postes donnent accès à 400 millions de lignes statistiques qui accueilleront les chercheurs et leurs sérieux projets. Outre un service gratuit, la procédure d’autorisation, qui auparavant pouvait s’étaler sur 7 mois, est allégée.

C’est ce qui ressort du rapport 2015 du CNIS (Conseil national de l’information statistique). Pour satisfaire les utilisateurs, ces derniers seront mis en relation avec les statisticiens de l’établissement. Ainsi, l’institution livre des données granulaires brutes, mais anonymement, pour que ses clients (banques, entreprises, ménages) ainsi que les fonds ne soient pas identifiés.

La banque dispose en effet de renseignements détaillés sur le surendettement ou la solvabilité des sociétés et elle commercialise d’ailleurs son fichier de notation de 300 000 entreprises. L’accès aux datas de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution sera également autorisé « sauf quand la confidentialité est nécessaire ».

Une demande de transparence croissante

Actuellement, la matière première la plus recherchée concerne les données bancaires et financières. La crise de 2007-2008 et les scandales relatifs aux paradis fiscaux en témoignent. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, confie qu’ils ont pris conscience que la finance est loin d’être neutre pour l’économie et qu’il est nécessaire de « compléter les modèles mathématiques par l’étude des données microéconomiques ».

Il renchérit qu’il est primordial de déceler les signaux faibles susceptibles de devenir des risques extrêmes. La crise a en effet montré que la chute d’un établissement (Lehman Brothers) pouvait chambouler l’économie mondiale.

Le gouverneur explique alors que leur « open data room » contribuera à éviter la prochaine crise. Notons que l’initiative de la Banque de France s’inscrit dans un courant plus large.

Dès 2015, le FMI donne libre accès à ses données économiques en ligne et aux États-Unis, les états financiers des établissements bancaires sont disponibles. En outre, la Banque d’Angleterre base sa stratégie sur l’ouverture de ses datas et l’Allemagne a instauré un programme d’accès sécurisé aux données des banques. En tout, l’Europe commence à s’ouvrir progressivement à l’open data.

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