L’excès de créances douteuses des banques menace l’économie de la zone euro

economie de la zone euro

Les bilans des banques basées en Europe comprendraient 1200 milliards d’euros de prêts non performants (NPL) d’après Bloomberg, qui cite un rapport de KPMG. Non seulement ces crédits affectent leur rentabilité, mais ils menacent toute l’économie de la zone euro.

Baisse de rentabilité des banques basées en Europe

Malgré les années, les traces de la crise financière n’ont pas encore disparu des comptes des établissements bancaires européens. En mars 2016, l’Autorité bancaire européenne estimait à 5,7 % la part relative des encours des créances douteuses sur la totalité des crédits au sein de l’UE.

La situation semble par ailleurs avoir empiré, puisqu’en 2014, la BCE faisait état de « seulement » 880 milliards de prêts non performants parmi les actifs des grandes banques de la zone euro.

Pour rappel, il s’agit des dettes pour lesquels le souscripteur n’a pas réglé les échéances prévues après 90 jours. Le prêteur doit alors évaluer la source du retard (simple délai ou insolvabilité) et en conséquence, revoir la valeur du prêt à la baisse, voire le déclarer comme « irrécouvrable ».

Or, ces crédits douteux contraignent les banques à enregistrer des provisions pour les couvrir, faisant ainsi baisser leur résultat net. En y ajoutant le manque à gagner, le durcissement de la réglementation et les taux d’intérêt historiquement faibles, la rentabilité de l’activité est amoindrie.

KPMG révèle que la marge nette d’intérêt (la différence entre le taux du prêt et le coût du refinancement) des banques américaines est presque trois fois supérieure à celle de leurs homologues européens (3 % contre 1,2 %).

Autres impacts de l’excès de créances douteuses des banques

Privées de liquidités à cause d’un volume trop important de créances douteuses, certaines banques ne peuvent plus jouer leur rôle de financeur des entreprises. À grande échelle, ce fléau freine les investissements et la création d’emploi, et plombe la croissance.

En parallèle, faute de confiance envers les banques sur les questions de transparence et de profitabilité, les investisseurs vendent massivement leurs titres. Le phénomène s’est accéléré en 2016 avec une chute de 16,6 % pour l’Euro Stoxx Banks 600 depuis le début de l’année, quand l’Euro Stoxx 50 n’a reculé que de 6,45 %.

Disparités entre les pays européens

Les chiffres ne sont cependant pas uniformes à travers la zone euro. En 2015, la proportion de prêts non performants sur l’ensemble des prêts était la plus élevée dans le sud, pour des pays fragilisés comme la Grèce (34,7 %), l’Italie (18 %) ou encore l’Espagne (6,3 %). En comparaison, selon les comparatifs des banques le ratio est moindre dans la partie septentrionale, comme en France (4,2 %) ou en Allemagne (2,3 %).

L’Italie inquiète particulièrement les experts. À l’inverse de l’Espagne, dont la situation commence à s’améliorer en la matière, les banques transalpines sont pénalisées par l’explosion des créances douteuses, qui menace l’ensemble du système bancaire européen.

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