Dilemme pour le secteur bancaire italien autour de la vente de ses 4 banques régionales

banque italienne

Le secteur bancaire italien a déboursé 1,65 milliard d’euros en fin 2015 pour éviter la faillite à quatre banques régionales, portant le total engagé dans cette opération à 3,6 milliards d’euros. Bien que des offres de reprises pour un montant compris entre 500 et 600 millions aient été reçues de fonds américains, la reprise s’annonce complexe.

Trois offres de reprise par des investisseurs privés

Nouvelle Banca Marche, Nouvelle Banca Etruria, Nouvelle CariChieti et Nouvelle CariFerrara, quatre petites banques régionales transalpines, ont fait l’objet d’un nouveau sauvetage en décembre dernier. En contrepartie, Bankitalia a jusqu’au 30 septembre 2016 pour leur trouver des repreneurs privés, ce qui est loin d’être une tâche aisée.

En effet, l’appel à manifestation d’intérêts pour leur rachat aurait reçu trois réponses, selon la presse italienne, démentant les rumeurs d’un unique potentiel acquéreur. Deux propositions d’achat en bloc émanent des fonds américains Apollo et Lone Star, tandis qu’une troisième offre concerne seulement l’assureur BAP de Banca Etruria. Le fonds Apax aurait annoncé sa participation, mais sans s’engager concrètement.

Se chiffrant à 500-600 millions d’euros, les offres sont nettement en dessous de la valorisation de 1,4 milliard effectuée en avril pour l’ensemble. Partie de 2 milliards d’euros, cette estimation avait été corrigée pour tenir compte des charges de restructuration. Société Générale pour l’aspect financier et Oliver Wyman pour le côté stratégique ont la charge d’analyser ces offres jugées « économiques contraignantes » par Bankitalia.

3,6 milliards d’euros au total pour sauver les quatre banques

À fin 2015, 3,6 milliards d’euros avaient été consacrés au sauvetage des quatre banques, dont 1,65 milliard fourni par le secteur bancaire, impossible à couvrir avec le produit de leur vente. Ce qui impliquerait une nouvelle mise à contribution des autres établissements, notamment Unicredit, Intesa San Paolo et Ubi Banca.

Or, le secteur est en difficulté, accusant une dépréciation de 60 % depuis début 2016. De plus, il est affecté par un gros volume de créances douteuses et souffre d’une rentabilité moindre. Le refus de vente en bloc lors de cette analyse comparateur banque, reste une option mais risque d’engendrer des difficultés supplémentaires.

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