Baisse du nombre d’agences, surtout dans les grandes agglomérations

Les agences bancaires finiront-elles par disparaitre ?

De plus en plus de Français ont recours aux services bancaires en ligne pour la gestion de leur compte, pour effectuer des opérations bancaires ou encore pour s'informer auprès des conseillers. C'est sans doute pour cette raison que le nombre de banques en ligne ne cesse d'augmenter tandis que les agences physiques disparaissent progressivement.

Moins d'agences physiques dans les grandes villes

Selon une étude publiée le 4 décembre 2012 par le cabinet spécialisé Roland Berger, le nombre d'agences bancaires continuera de diminuer de 2 % à 4 % au cours des prochaines années. Les fermetures seront plus nombreuses dans les grandes villes. Cette étude a été réalisée sur 9 grands réseaux bancaires : Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale, CIC, LCL, Caisse d'épargne, Banque postale, Crédit Mutuel et Banque Populaire.

Une décision murement réfléchie

Selon les responsables des banques qui ont pris cette initiative, leurs clients ne seront pas confrontés à un problème d'accessibilité parce que les outils de gestion de comptes en ligne ont été optimisés. De plus, le nombre d'agences disponibles est encore largement suffisant pour répondre aux besoins des souscripteurs qui préfèrent les banques physiques.

Selon le rapport qui découle de cette étude, les banques choisissent de réduire le nombre de leurs agences pour que les nouvelles règles applicables à la banque de détail dès 2015 ne puissent pas les pénaliser. En effet, ces nouvelles règles pourraient entrainer une légère baisse des commissions des banques et affecteront leurs chiffres d'affaires. Il faut noter qu'entre 2011 et 2015, le montant des commissions va baisser d'un milliard même si leur volume ne cesse de progresser.

Moins d'agences physiques pour des frais de gestion plus abordables

Selon les responsables des banques, les frais de gestion devront baisser et passeront de 35 milliards en 2012 à 30 milliards en 2015.

Pour adapter leurs activités à ces changements, les organismes bancaires devraient multiplier les produits souscrits à long terme comme les contrats d'assurance-vie.

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