Pourquoi la règlementation bancaire européenne est indispensable malgré sa sévérité ?
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Publié le par Meilleurtaux Banques
Découvrez pourquoi la réglementation prudentielle sévère à laquelle sont soumises les banques européennes est nécessaire !
La crise financière mondiale de 2007-2008 a contraint tous les opérateurs de l’économie à réajuster leurs mécanismes règlementaires pour mieux maîtriser et gérer leurs risques. Les banques européennes ont été particulièrement touchées par cette mutation inévitable.
Aujourd’hui, ces mesures sont toutefois remises en question. En effet, une question se répète : la règlementation bancaire est-elle trop stricte en Europe ? Éléments de réponse !
La nécessité d’une réglementation de « qualité »
Les règles qui encadrent les banques sont elles trop sévères par rapport à la conjoncture actuelle, notamment la nécessité d’accélérer la reprise et la lutte contre le chômage ? Le facteur « qualité » oblige à répondre par la négative.
En effet, la « qualité » de la réglementation bancaire et financière prime sur sa « quantité ». Il est ici question d’établir une réglementation apte à concilier deux objectifs différents, voire potentiellement contradictoires : la stabilité financière et le financement approprié de l’économie réelle.
Les dispositions prises (Bâle III pour les banques et Solvabilité II pour les assurances) n’ont toutefois pas fixé le curseur de façon optimale, misant trop sur des perspectives de financement et de croissance. Il convient par conséquent d’évaluer « à froid » le nouveau dispositif afin de l’améliorer.
Les fondamentaux prudentiels ont-ils sauvé la Deutsche Bank ?
Il est irréfutable que la règlementation bancaire a joué un certain rôle pour amortir les crises subies par la banque allemande. D’abord, le capital de l’établissement est toujours resté conforme aux normes en vigueur imposées par Bâle III.
Bien qu’il ait été altéré à l’occasion des stress tests stimulés par l’Autorité Bancaire Européenne au début de l’année et qu’il recule sans cesse depuis 2012 (passant de 15,3% à la fin de cette année à 11,1% fin 2015), ce capital n’a jamais franchi la ligne rouge.
En second lieu, le fleuron financier allemand dispose de réserves de liquidité importantes, mais qui, une fois encore, sont conformes aux standards en vigueur. Celles-ci ont également parachuté la chute de l’enseigne.
Elle n’a jamais été défaillante quant au règlement d’un appel de marge ou au débouclement d’une opération. Alors oui ! La règlementation bancaire a contribué au redressement de la Deutsche Bank.
Ainsi, si vous estimez que certaines règlementations sont trop strictes (interdiction d’émettre des chèques sur votre compte ou sur un compte joint, prohibition de signer des chèques sur le compte d’une entreprise individuelle…), sachez dorénavant que celles-ci sont établies dans le but de relancer l’économie.