Les activités de banque commerciale de Citigroup sont sur le point de cesser en Russie

Enseigne et logo de Citibank devant la banque à Mongkok, Hong Kong, avec le reflet des bâtiments financiers.

L’institution bancaire américaine Citigroup envisage de stopper peu à peu l’ensemble de ses activités de banque de réseau en Russie. Cela fait un an que ce groupe new-yorkais a cherché un repreneur auprès d’acteurs locaux. Cette décision va affecter près de 2 300 travailleurs répartis à travers 15 agences russes.

La fermeture des opérations de banque de détail de Citigroup commencera à partir de ce trimestre 2022. L’exposition totale du groupe américain à la Russie s’élève à 8,4 milliards de dollars au terme du second trimestre 2022. Alors qu’il atteignait 9,8 milliards de dollars durant le deuxième trimestre de 2021.

Sur ce montant total, 1 milliard de dollars était affecté aux activités de détail. Tous sont concernés, les entreprises comme les particuliers. Á cause de cette décision, le géant bancaire Citigroup envisage d’affecter 170 millions de dollars durant les 18 mois à venir. Le conflit entre l’Ukraine et la Russie a renforcé l’intention de Citigroup de cesser ses opérations liées aux banques commerciaux.

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Une décision mûrement réfléchie pour Citigroup

Jane Fraser, la directrice actuelle de Citigroup, avait prévu de retirer la banque américaine de 14 marchés de banque de détail. L’objectif est de réorganiser le groupe à l’échelle internationale. Ayant rejoint la direction de Citigroup en 2021, elle envisage d’arrêter définitivement les services à destination des particuliers sur le territoire russe.

Néanmoins, le retrait anticipé aux services du groupe américain ne concerne pas uniquement la Russie. D’autres pays sont également visés, à savoir :

• Le Moyen-Orient ; • Des pays européens ; • Des pays africains ; • Des pays asiatiques ; • Le Mexique.

D’ailleurs, le responsable des enseignes en cours de session, Titi Cole, a reconnu lors d’un communiqué :

[…] Il est clair que la voie d'une fermeture progressive est la plus logique compte tenu des nombreux facteurs de complication de l'environnement.

Titi Cole

Après l'invasion de la Russie en Ukraine, Citigroup avait prévu cette sortie des opérations de banque de détail depuis mars 2022. Les entreprises de taille intermédiaire sont principalement concernées. Les impacts de cette décision du géant bancaire américain ont été conséquents. Pour limiter au maximum les risques, il est recommandé de changer de banque.

Les démarches sont généralement simples. Elles s’effectuent en 3 étapes. D’abord, le concerné ouvre un compte au sein de la nouvelle institution bancaire. Les prélèvements et les virements sont ensuite transférés de l’ancien vers le nouveau compte bancaire. La dernière étape consiste à fermer l’ancien relevé.

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Des discussions particulièrement hasardeuses

Citigroup a conduite plusieurs négociations avec différents acteurs locaux du secteur (en Russie). D’après le Financial Times, des discussions ont été menées auprès de la compagnie d’assurance russe Reso-Garantia. C’était également le cas de la banque privée russe Expobank ou de l’ancienne succursale russe de Société Générale Rosbank. La filiale a été vendue au mécène russe Vladimir Potanin en mai 2022 par le groupe bancaire français.

Les possibilités de Citigroup se sont amoindries à la suite des sanctions britanniques à l’encontre de Vladimir Potanin en juin. Aussi, depuis le début du mois d’août 2022, le Kremlin a ratifié un décret. Aucun investisseur provenant de nations « hostiles » ne peut ainsi participer à des projets liés à la banque ou l’énergie.

Ce décret pourrait avoir un impact sur l’avenir de la banque italienne UniCredit, qui souhaite se retirer du marché russe. Il faut savoir qu’environ 4 000 salariés travaillent au sein de cette filiale russe. C’est aussi le cas de l’organisme financier d’origine autrichienne Raiffeisen. Celui-ci recense au minimum 9 000 employés sur le territoire russe.

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