La lutte contre l’inflation de la banque centrale américaine repose principalement sur la croissance des taux

Une belle jeune fille adolescente utilisant un distributeur de billets en ville.

Aux États-Unis comme pour de nombreux pays à travers le monde, l’inflation galopante pousse les banques centrales à adopter différentes stratégies visant à en limiter les impacts négatifs. Pour sa part, la Réserve fédérale a choisi la croissance des taux comme arme principale. La Fed vient de le confirmer en adoptant une nouvelle mesure allant dans ce sens.

Dans le pays de l’Oncle Sam, certains individus pourraient être tentés de changer de banque dans le but de trouver un opérateur proposant l’offre la plus avantageuse en matière de frais bancaires. La raison est simple, le coût des services a tendance à progresser auprès des acteurs financiers depuis des mois.

Un phénomène voué à se perpétuer pour un bon bout de temps encore selon les analystes prenant en compte la décision récente de la Fed faisant le choix de revoir à la hausse son taux directeur. Le quatrième de la lignée depuis mars dernier selon la Réserve fédérale choisissant cette politique monétaire comme stratégie de lutte contre l’inflation portée par différents leviers.

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L’inflation s’approche d’un sommet historique

Aux États-Unis, l’inflation est sur une tendance haussière depuis des mois pour différentes raisons selon la Fed faisant savoir dans un communiqué récent que :

L’inflation reste élevée, reflétant les déséquilibres de l’offre et de la demande liés à la pandémie, la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie et des pressions plus larges sur les prix.

Et d’ajouter :

La guerre de la Russie contre l’Ukraine cause d’énormes difficultés humaines et économiques. Avec les événements connexes, elle crée une pression supplémentaire à la hausse sur l’inflation et pèse sur l’activité économique mondiale.

Avec ces nombreux facteurs comme levier, l’inflation a atteint une croissance estimée à 9,1% en juin dernier en glissement annuel. Un niveau qui s’est dangereusement approché d’un sommet historique selon les analystes estimant qu’en l’absence de la mise sur le marché des réserves stratégiques d’essence, un nouveau pic aurait été atteint en juillet.

À noter cependant qu’avec cet accroissement affiché au sixième mois de l’année, l’inflation a d’ores et déjà atteint un niveau jamais enregistré dans le pays depuis plus de 40 ans.

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La Réserve mise sur la croissance des taux

Il va sans dire que cette montée en force de l’inflation n’a pas laissé de marbre les autorités américaines qui, à travers la Réserve fédérale, misent sur la croissance des taux pour en limiter les impacts.

Face à la flambée de 9,1% constatée en juin dernier, la Fed a ainsi fait le choix de relever ses taux d’intérêt à hauteur de 2,25% à 2,50%. La quatrième décision allant dans ce sens depuis mars 2022 selon les observateurs estimant qu’avec celle-ci, son taux directeur retrouve son niveau de 2015 et de 2018.

Un mal nécessaire selon Jerome Powell indiquant que d’autres décisions de la même lignée interviendront dans les prochains mois en faisant remarquer que :

Le processus devrait impliquer une période de croissance plus faible et un assouplissement du marché du travail.

Ce, avant d’ajouter que :

Je ne pense pas que nous soyons en récession, il y a trop d’indicateurs positifs.

En s’exprimant ainsi, ce président de la Fed s’est référé à un indicateur majeur, le taux de chômage qui est maintenu à son niveau le plus bas à 3,6% pour lui permettre de dire que :

Un marché de l’emploi à ce niveau ne serait pas cohérent avec une récession.

Mais pour mettre toutes les chances de son côté, la Réserve a également prévu de revoir à la baisse son bilan pour une réduction mensuelle de 95 milliards de dollars à partir de septembre. Un montant nettement plus élevé par rapport à celui annoncé en mai dernier à 47,5 milliards.

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