Les effets du Brexit sur les activités des banques londoniennes

quartier de la City a Londres

Les banques basées à Londres sont aujourd’hui contraintes de se préparer au pire scénario.

Pour se parer des effets du Brexit, les banques implantées dans la capitale britannique s’apprêtent à déménager leurs activités. En raison d’une négociation européenne longue et incertaine, elles ont intérêt à planifier dès maintenant. Tour d’horizon !

Un exode inévitable

Theresa May, première ministre britannique, entamera en avril prochain la négociation avec les autres pays européens. En dépit des prises de positions rudes en Allemagne et en France, les banques basées en Grande-Bretagne devront attendre au plus tôt 2019 pour savoir si elles conserveront le « passeport » européen.

Guntram Wolff, directeur du think tank Bruegel commente que ces dernières ne peuvent pourtant pas se permettre de patienter aussi longtemps. Selon lui, elles doivent prévoir le pire et élaborer dès aujourd’hui leurs stratégies pour faire face aux effets potentiels du Brexit.

Chez Citi, plusieurs centaines de personnes sont déjà mobilisées. Avant le référendum, HSBC a déclaré qu’un millier de positions pourraient être transférées à Paris. Du côté de JP Morgan, 4 000 emplois seront concernés.

L’ampleur de l’exode reste toutefois incertaine car depuis, aucun détail n’a été communiqué. Un banquier français en Grande-Bretagne estime néanmoins qu’entre 5 et 20% des postes de banques d’investissements internationales pourraient partir.

L’exode est-il imminent ?

Certains sont persuadés que l’exode est très proche. Ken Owens, conseiller chez PwC, présage que les premières décisions seront prises dès le début de l’année 2017. Selon Reuters, Goldman Sachs aurait déjà aménagé un étage dans ses locaux de Francfort.

Cependant, toutes les enseignes ne sont pas si pressées. Les grands groupes européens tels Deutsche Bank, Société Générale et BNP Paribas bénéficient, par nature, d’une forte présence sur le continent. Il en est de même pour certains établissements britanniques comme HBSC ou Barclays qui ont, quant à eux, une présence dans la zone euro. Ils disposent de ce fait d’une certaine flexibilité et de plus de temps pour agir.

Guntram Wolff explique d’ailleurs que les enseignes implantées dans un pays de l’Union européenne ou qui y ont une forte présence ne devront nécessairement pas créer une filiale ou solliciter de nouvelles autorisations pour le changement de banque.

Axel Weber, président de la banque suisse UBS, confie qu’il optera pour une approche très britannique de « wait and see ». Danil Pinto, directeur de JP Morgan, va également dans ce sens et estime qu’il n’est pas prudent de déménager rapidement étant donné l’incertitude qui règne. Il affirme qu’ils prendront une décision définitive une fois qu’ils auront une meilleure idée de la direction dans laquelle ils vont.

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