Problème de monétisation pour les « néo-banques »

banque sur mobile

Les néo-banques se multiplient et pourtant leur rentabilité est loin d’être évidente.

Les néo-banques sont une nouvelle génération d’établissements bancaires qui, comme les enseignes en ligne, misent sur des coûts de fonctionnement et de gestion faibles afin de rentabiliser leur modèle.

Aujourd’hui, les néo-banques font toutefois face à quelques difficultés qui entravent leur rentabilité. Afin de tirer leur épingle du jeu, celles-ci sont souvent obligées de dénicher des relais de croissance.

Un énorme coût d’acquisition client

Les néo-banques sont confrontées à un coût d’acquisition très élevé. Un spécialiste confie qu’elles sont bien loin des 400 à 500 euros annuels par client gagnés par les banques traditionnelles. Le problème de monétisation des néo-banques est réel comme l’illustrent les déboires de la start-up Number26.

En juin dernier, celle-ci a brusquement fermé des comptes de clients qui ont abusé de ses services gratuits et a révoqué la gratuité des retraits auprès des distributeurs en Allemagne. Elle a en effet réalisé un peu tard le coût énorme que de tels services représentaient.

Les relais de croissance

Julien Maldonato, directeur industrie financière de Deloitte, estime que les jeunes start-up doivent se monétiser par le biais de partenariats. Selon lui, elles ont l’avantage de ne pas se limiter à la gestion des flux financiers, mais de connaître et comprendre leurs clients. Par ailleurs, certaines néo-banques décident de s’abriter sous l’égide d’acteurs traditionnels pour survivre.

C’est le cas notamment de l’enseigne allemande Fidor Bank, avalée par BPCE ou de la société américaine Simple, rachetée par BBVA. Ces dernières se repositionnent en tant qu’enseignes en ligne d’acteurs traditionnels et solutionnent ainsi leur problème d’acquisition.

D’autres modèles paraissent toutefois plus stables que les toutes jeunes pousses. C’est le cas des banques en ligne lancées par des acteurs traditionnels et qui se penchent de plus en plus vers un modèle de néo-banque. En guise d’illustration, Pierre Borg, associé chez EY, prévoit que « Bforbank pourrait devenir la néo-banque du Crédit agricole ».

Autre modèle qui suscite l’intérêt : les banques lancées par des opérateurs. Citons notamment le lancement d’Orange Bank en janvier, poussé par la mise en vigueur du mandat de mobilité bancaire qui permet de changer de banque.

Tirant parti de sa base clients et de ces autres activités, Orange promet d’être agressive sur ses tarifs bancaires et bénéficiera sûrement de moindres coûts d’acquisition que ceux des néo-banques. En tout cas, qu’il s’agisse de start-up, de filiales de banques traditionnelles ou de télécoms, les néo-banques insufflent un vent de nouveauté au secteur bancaire qui est à bout de souffle.

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