Quand le livret A est utilisé comme substitut au compte courant

Alors que le livret A est censé être un produit d’épargne, de plus en plus de Français l’utilisent également pour leurs opérations de trésorerie courantes, exactement comme un compte à vue : virements, prélèvements, retrait par carte…
Un fait qui concerne surtout les « petits » livrets
Selon le rapport 2015 de l’Observatoire de l’épargne réglementée, près de 61,1 millions de Livrets A sont ouverts en France. Le nombre de comptes dont l’encours est inférieur à 150 euros avoisine les 27,5 millions, dont 13,8 millions de comptes « dormants », c’est-à-dire inactifs depuis un an.
Les autres sont pour leur part « actifs », soit près de 14 millions de livrets A. Ces derniers enregistrent un nombre important d’opérations : 7 retraits et 5 versements par an en moyenne, contre seulement 4 opérations annuelles pour l’ensemble des comptes.
Autre constat : ces livrets à l’encours inférieur à 150 euros présentent un taux de rotation élevé. Celui-ci atteint 31,9 %, alors que pour les livrets disposant de moins de 750 euros, ce ratio se situe à 4,3 %. D’après l’Observatoire, cet indicateur témoigne d’une utilisation du livret A proche de celle du compte courant.
Les opérations possibles avec le Livret A
À la Banque Postale, les ménages ne disposant pas de compte courant ont la possibilité d’utiliser leur livret A pour diverses opérations. Cette exception s’inscrit dans la mission d’accessibilité bancaire confiée à l’établissement.
Ainsi, toute personne physique peut ouvrir un Livret A auprès de la banque à condition d’y déposer 1,50 euro au minimum. Le compte peut alors servir pour certaines opérations : retraits, prélèvement de l’impôt sur le revenu, quittances pour la consommation d’eau et d’énergie, virements des organismes de sécurité sociale, des prestations sociales des collectivités publiques, paiement de la taxe d’habitation. L’épargnant peut même demander une carte de retrait gratuite.